Catégorie : Historic Hip Hop

  • LA DEUXIEME TERRE DU RAP ?

    Comme promis, l’épisode 2 de la mini-série You Tube du Journal Le Monde consacrée au « Rap Business« 

    Deuxième épisode de « RAP BUSINESS », une mini-série vidéo en quatre volets, au cœur d’un malentendu qui a changé l’histoire du rap français

    Pour voir ou revoir le premier épisode – clique sur le lien ci-dessous

    Pourquoi l’année 1991 a changé l’histoire du rap 

    Prochain épisode sur TBInDaB très prochainement

  • QUAND TOUT A CHANGE

    Le Monde 

    (Oui ! Le journal « Le Monde » s’intéresse aussi à la culture HIP HOP et ouiiiii !!! 😉)

    J’ai découvert cette mini-série sur YouTube, j’ai été intriguée non moins par le sujet que par son auteur… Ayant été très agréablement surprise, il me semble plus que pertinent pour la rubrique « Historic Hip Hop »  de vous en partager les contenus dans le blog _ TBInDaB_ 

    Voici ce qu’ils en disent :


     » Le rap est passé du statut de paria au top des ventes en moins de trente ans.

    Comment est-ce possible ?

    Il y a eu un moment charnière : l’année 1991, l’année d’albums éclatants, mais aussi l’année où le célèbre magazine américain « Billboard » a modifié son mode de calcul des ventes du rap US.

    Pour comprendre comment l’année 1991 a changé à tout jamais la face du rap, « Le Monde » a rencontré des patrons du secteur, consultés des heures d’archives et fouillé dans des études scientifiques, entre Paris et New-York.

    Voici le premier épisode de « RAP BUSINESS », notre mini-série vidéo en 4 épisodes, pour percer les mystères d’une musique qui a pris d’assaut l’industrie culturelle. « 

    Prochain épisode sur TBInDaBtrès prochainement

  • DE LA RUE, A LA SCENE…….. AUX JEUX OLYMPIQUES !

    La culture HIP HOP s’est fait connaître du grand public par l’un de ses 5 piliers :le breakdance.

    Cette culture née du bricolage avec les moyens du bord s’est développée tout naturellement, sans calcul,  au jour le jour selon l’inspiration et les idées du moment.

    En mode « Carpe Diem » certains protagonistes du mouvement munis de leurs « ghetto-blaster« , poussés par une volonté sans faille se sont rendus dans les rues de New York aux Etats-Unis et y ont investi les trottoirs. Ainsi les larges trottoirs de la ville sont devenus pour eux une scène incroyable ouvrant un champ d’ouvertures indicibles et extraordinaires pour chaque passant. 

    Avec un spectacle hors du commun, frais et tout nouveau, le breaking a conquis le monde !

    Mais le plus spectaculaire réside dans le fait que ces artistes-athlètes sont autodidactes c’est-à-dire que forts du 5ème pilier de la culture HIP HOP :la Connaissance, ils ont su s’élever. 

    Ne sortant d’aucune école, leur enseignement vient de l’expérience de la rue et du chao.

    Face à toutes les portes fermées devant eux, ces gens ont su être résilients

    Malgré les chocs, ils sont restés indemnes et ont su se relever sans être altéré par des influences néfastes. Bien au contraire, ces gens ont démontré la puissance de l’esprit humain dans sa meilleure version.

    Ils ont démontré que la vraie richesse de l’être humain se trouve dans son esprit et que du moment qu’on y croit, qu’on croit en soi et en notre prochain, tout est possible. Qu’à partir du moment où nous allons vers l’autre pour apporter de bonnes choses, sans arrière-pensées, sans jugement, sans animosité, alors la magie de la vie opère !

    C’est exactement ce qui s’est produit dans les années 70 dans les rues de New York aux Etats-Unis….

    Ci-dessous une vidéo d’illustration, cliquez sur l’image et laissez-vous emporter … 

    En route pour le début de la magie✨

    DE LA RUE A LA SCENE !

    Tout a commencé, dans un continent lointain proche de l’océan pacifique, appelé l’Amérique…  

    Un certain jour des années 70, des hommes et des femmes se mirent à «danser» comme jamais on ne l’avait fait ! Leur danse était aussi agréable qu’impressionnante à regarder ; la gestuelle paraissait très fluide et de nombreuses figures au sol donnaient un style acrobatique et aérien à cette danse.

    De plus en plus de passants s’arrêtaient dans les rues pour observer d’un œil curieux et admiratif ces « danseurs modernes ».

    Plus personne ne pouvait passer à côté sans avoir, ne serait-ce qu’une seule seconde, l’envie de s’arrêter par simple curiosité.

    Ces « danseurs modernes » s’éparpillèrent et envahirent peu à peu la contrée américaine ; sans que personne n’y prête attention,

    le Hip-Hop était né, là au milieu de nul part, dans les ghettos américains.

    Ce fut la naissance d’un phénomène multiculturel mondial et universel qui révolutionna peu à peu l’univers de la musique, de la danse et les arts graphiques.

    Dans les années 80, le vent apporta le Hip-Hop en France. 

    Les français, au début un peu hésitants, adoptèrent tout de même très facilement ce nouveau style de danse, en perpétuelle évolution.

    Dès 1984, une émission télé H.I.P. H.O.P.présentée par Sidney (précurseur du mouvement français) voit le jour sur TF1 ; celle-ci permis à de nombreux jeunes de s’initier aux divers mouvements de cette danse.

    Une dizaine d’années après son arrivé, le Hip-Hop s’institutionnalise et gagne les théâtres ainsi que de nombreuses salles de spectacle…

    La culture Hip-Hop sera ainsi placée au devant de la scène médiatique avec les premiers « freestyles » du rap français représenté par NTM, IAM et Solaar.

    Plus qu’une simple danse, le Hip-Hop contribue à affirmer l’existence d’une « culture black », très reconnue dans le milieu artistique. A l’heure ou le mélange des styles est à la mode, le Hip-Hop en profite pour prendre son envol. En effet, on remarque actuellement, la création de nombreux spectacles mettant en scène des danseurs classiques ou contemporains avec de jeunes « hip-hoppers ».

    Cependant, l’histoire du Hip-Hop continue de s’écrire chaque jour, au quatre coins du monde. D’une manière générale la danse, tous courants confondus, est une pratique éducative aussi bien pour l’acteur que pour le spectateur et permet de développer une certaine sensibilité artistique.

    Il faut néanmoins être conscient que la survie et l’essor de ce sport passent par la découverte de nouveaux talents ; C’est pour cela que la danse est inscrite au programme des sports proposés par la fédération française du sport universitaire. Suite à la demande de différentes régions, la FF Sport U propose sa structure et organise, tous les deux ans, une manifestation nationale.

    Après le succès des deux 1ères performances nationales universitaires de danse, la FF Sport U et la ville de Reims organisent la première rencontre européenne, en avril 2004. Pour l’année 2003, la compétition inter- régionale pour la région île de France est prévue les 2, 3 et 4 avril 2003 au théâtre traversière. Tous les amateurs et professionnels y sont conviés.

    Malheureusement, aujourd’hui, le Hip-Hop français subit, malgré lui, la retombée de certains préjugés, pas toujours fondés. Laissez donc place à votre libre arbitre et venez découvrir le Hip-Hop…

    La prise de position, très personnelle, en faveur du mouvement Hip-Hop, est certainement due à une pratique régulière de ce sport…moi (c’est à dire l’auteur) ayant tendance à être un tant soit peu passionnée.

    N.B : Cet aperçu de l’histoire du Hip-Hop ne se veut pas exhaustif, il n’a pour seul objectif que de vous éclairer un peu le sur mouvement Hip-Hop.  

    « DE LA RUE A LA SCENE ! » Un texte écrit par : Séverine Monteau 

    DE LA SCENE AUX JEUX OLYMPIQUES- JO 2024 – !!!

    Le breaking est un style de danse qui s’est développé aux Etats-Unis pendant les années 1970.

    Né dans l’effervescence des fêtes de quartier du Bronx, issu de la culture hip hop, il se démarque par sa dimension acrobatique, ses figures au sol ainsi que par le rôle clé joué à la fois par le DJ et le MC (maitre de cérémonie) lors des battles.

    Dès les années 1990, des battles internationaux sont organisés sur l’ensemble du globe et participent à la popularisation de la discipline, à la fois au sein des communautés hip hop de chaque pays et auprès du grand public.

    En bref

    Lors des Jeux de Paris 2024, la compétition de breaking sera composée de deux épreuves, une masculine et une féminine, qui verront respectivement 16 B-Boys et 16 B-Girls s’affronter dans des battles spectaculaires (1-vs-1). Les athlètes enchaîneront les « powermoves » comme les coupoles, les six-step ou encore les freezes en s’adaptant et en improvisant sur le son du DJ pour s’adjuger les votes des juges, et remporter le premier titre olympique de breaking.

    Histoire olympique

    Le breaking a fait son apparition au programme des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Buenos Aires, en 2018. Après le grand succès rencontré par la discipline lors de cette manifestation, c’est à l’occasion des Jeux de Paris 2024 que le breaking entrera encore un peu plus dans le monde de l’olympisme. Il s’inscrira cette fois au programme des Jeux Olympiques, en tant que sport additionnel en compagnie du surf, du skateboard et de l’escalade. 

    Epreuves en 2024

    Les épreuves de breaking de Paris 2024 se dérouleront les 9 et 10 août.

    Battle B-girls (femmes) 
    Battle B-boys (hommes)

    Site sportif en 2024

    C’est la Concorde qui accueillera les épreuves de breaking, dans un véritable parc urbain temporaire en plein cœur de Paris.

    ​https://www.paris2024.org/fr/sport/breaking/

  • IL ETAIT UNE FOIS

    Le hip-hop fait ses débuts aux Etats-Unis vers la fin des années 70.

    Cette musique est née dans les ghettos noirs américains à l’époque des Black Panthers. En 1979, « Rapper’s Delight » de Sugarhill Gang devient le premier tube rap dans le monde et notamment en France où le mouvement hip-hop touche la jeunesse des cités. 
     
    Au début des années 80, le mouvement prend son envol avec de grands rassemblements « block party » où s’affrontent danseurs, grapheurs, DJ et MC. Des starscommencent à naître comme les Run DMC, Grandmaster FlashouAfrika bambaataa.

    La « zulu nation » se forme et le mouvement arrive jusqu’en France.

    A cette époque, le style musical est très funky avec des basses très lourdes, on sample déjà les tubes de James Brownet les scratches deviennent très fréquents. 


    En France, c’est avec l’apparition des radios libresque le rap commence à être diffusé et en 84 des émissions radio et télévoient le jour comme H.I.P. H.O.P. sur TF1 présenté par Sidney. C’est grâce à cette médiatisation que le mouvement hip-hop devient populaire en France, qui est déjà la deuxième nation rap. A cette époque, le rap français n’existe pas encore et tous les jeunes se portent plutôt vers la danse et les compétitions se font très fréquentes. 


    Aux Etats-Unis, le groupe Public Enemy donne un second souffle au rap en 85-86 en délaissant le coté festif pour dénoncer les inégalités sociales et raciales. 

    A la fin des années 80, le rap français arrive avec les premiers freestyles deNTM,AssassinSolaaren direct sur Radio Nova. Le rap français commence à prendre de l’ampleur et des compil’ comme Rappattitude permettent de révéler augrand public la 1ère génération de rappeurs français NTM, Assassin, Solaar, IAM,Ministère A.M.E.R
    La médiatisation se poursuit avec Rapline sur M6 etla naissance de magazines comme l’Affiche et Get Busy. 


    C’est toujours le style américain qui domine largement dans tous les domaines du hip-hop. 

    Au début des années 90 c’est une véritable renaissance du rap avec un esprit plus revendicatif où les textes prennent une importance capitale. Le style musical évolue aussi et on assiste à la naissance de groupes mytiques comme le Wu-Tang Clan, NWA, …


    Les rappeurs français commencent, eux, à sortir leurs premiers albums et MC Solaar réussit à intégrer le rap dans le paysage musical français par son style cool et poétique avec le tube « bouge de là« . Les compilations se multiplient, notamment les cool sessions de Jimmy Jayet on voit arriver de nouveaux groupes de plus en plus nombreux. 

    Entre 1994 et 1996, le rap américain change définitivement avec des artistes comme2PacNotorious BIGDr DreKRS OneNasJay-Z et la présence de labels très puissants comme Death Rowou Def Jam. Le gangsta rap fait son apparition et l’ambiance devient plutôt malsaine, on parle de flingues et d’embrouilles, on donne dans l’égotrip et la guerre entre Westcost et Eastcost éclate.  


    En France, par contre, le rap positif et funkyenvahit la musique française avec MC Solaar, IAM, Alliance Ethnik, Ménélik, Doc Gyneco.

    Mais le rap hardcore n’est pas mort, loin de là, dans l’underground, NTM, Assassin ou le Ministère AMER témoignent de la dure réalité avec des textes très crus.

    C’est ce coté du rap français qui est apprécié des puristes. 


    Entre le rap cool et le rap hardcore, une multitude de groupes font leur premiers pas grâce à des compils de plus en plus nombreuses : les Sages Poètes de la rue, Fabe, la Cliqua, TSN et aussi Cut killer qui sort une multitude de mix-tapes. 

    En 1997-98 le mouvement hip-hop a bien évolué, le graph et la danse ont presque disparu, les compétitions aussi et les textes sont plus revendicatifs, construits et parlent de la vie quotidienne.

    On assiste à une véritable explosion du rap dans le monde. 


    En France, des labels se fondent, des crews se forment, c’est le début du rap « bizness » déjà bien installé aux Etats-Unis. 
    Les artistes de l’ancienne école reviennent avec un nouveau style comme IAM et NTMdonnant au rap français sa propre identité.

    Fini le temps où on copiait les américains. 


    De nombreux nouveaux groupes apparaissent souvent par le biais de crews très puissants comme leSecteur Ä, le Côté Obscur ou Time Bomb : Arsenik, Passi, Fonky Family, 3ème Oeil, KDD, Oxmo Puccino, Lunatic, Expression Direkt, La Brigade. 
    Skyrock devient la radio rap de référence devant Génération 88.2 et va beaucoup participer à la promotion des nouveaux groupes… 
     
    Le rap français se divise alors en deux: le rap commercialqui passe partout générant beaucoup de bénéfices et le rap underground qui sera même boycotté et qui ne rapporte presque rien mais où les MC aiguisent leur style hardcore.

    On assiste alors malgré les ventes et la popularité à une sorte de crise du rap.

    Les américains se tirent dessus et se déchirent au détriment de la qualité et de l’innovation tandis qu’en France le rap est kidnappé par l’industrie du disque et le show-business. 


    En même temps de très bons albums sortent comme ceux de NTMI AMArsenikIdeal JBusta Flex … .

    Des compils comme « Sad hill » et « ma cité va crack-er » relancent le vrai rap et réunissent des rappeurs célèbres et des inconnus de toute la France
    Le rap est maintenant ancré dans le paysage musical français et a forcé la porte de tous les foyers envers et contre tous mais des réticences se font sentir dans les hautes sphères.

    On assiste donc au boycott et à la censure du rap hardcore, les concerts sont de plus en plus interdits et les rappeurs ont une mauvaise image. 

    En 1999, la nouvelle école lâche ses premières bombes épaulée par les anciens et par Skyrock (qui deviendra par la suite un point de passage obligé pour lancer un album, … ). On assiste au succès de Pit BaccardiBisso na BissoSaïan Supa Crew et du 113 et leur crew la Mafia k-1 fry.

    Le 113 réussit un exploit en livrant un album fidèle à la rue et en remportant 2 Victoires de la musique. 


    Le rap renaît ici et outre atlantique où la guerre coast to coast (ayant entraîné la mort de 2Pac et de BIG) est terminée, l’avancée se poursuit vers le nouveau millénaire qui promet d’être riche en albums de qualité.

    Certains anciens du rap ont même leurs propres labelset produisent des sons pour les autres comme Dr Dre, RZA, Puff Daddy, Akhenaton… .

    La communauté rap contrôle entièrement la sortie des disques du concept à la distribution.

    Le rap devient le style musical le plus libre et indépendant !

    Mais en 2000, il devient plus facile de faire du rap.

    Les portes sont ouvertes, les anciens ont créé des labels, le rap est la musique la plus appréciée chez la majorité les jeunes.

    Le rap commercial prend de l’ampleur et les rappeurs sont de plus en plus indépendants.

    Le rap est populaire dans le monde entier et d’autres pays s’y sont mis comme l’Angleterre, le Canada, l’Allemagne, la Belgique, le Suisse et les pays d’Afrique.  
    Etant donnée l’ampleur du phénomène, il devient impossible de citer les bons albums et tous les groupes mais une chose est sure : les productions sont de moindre qualité et la régression continue …

    A partir de 2002,

    la carte du rap français et américain est établie et c’est au niveau du son que le rap évolue, les instrus deviennent plus électroniques et s’accélèrent. Les textes deviennent plus incisifs et portent moins de messages alors que les américains entrent dans une phase plutôt « star system » où les rappeurs génèrent des millions…

     
    Alors que le rap français est bien lancé, on commence à ressentir une dérive.

    Skyrock est qualifiée de radio « rap bizness », tous les styles musicaux copient le style hip-hop créant un amalgamme, les instrus rap évoluent dangereusement et le rap s’étale, déborde, se scratche (ironie du sort quand on sait que le scratch est l’une des plus belle invention du pilier DJing ….)

    En 2023,

    En France, ???…… Forts de ces quelques informations, suivez les liens fournis dans cet article, forgez votre propre opinion. 

    Peace and Love💕 And HOPE 🙌

  • LE RAP DEFINITION

    provient du verbe « to rap » en anglais, qui signifie bavarderraconter n’importe quoi, « jaqueter ». Il pourrait provenir également d’une origine argotique et serait alors l’abréviation de « rapide » ou de « repartee ». Il est défini comme la « diction mi-parlée, mi-chantée, de textes élaborés, rimés et rythmés, et qui s’étend sur une base musicale produite par des mixages d’extraits de disques et autres sources sonores ».

    Le rap, « nouvelle forme urbaine et moderne de poésie orale », inclut une capacité d’improviser au sein d’un public en employant le langage de tous les jours et les codes linguistiques de la rue. Le rap utilise des procédés poétisés comme la rime ou le rythme, en adoptant une certaine forme de diction et de scansion des textes. C’est pourquoi le rap est plutôt une performance de la diction que du chant.  

    Ecrire un texte n’est pas facile, il faut parfois plusieurs années pour l’écrire. Réaliser de belles phrases n’est pas un but en soi, le rappeur cherche surtout à atteindre son public, pour que celui-ci le comprenne. Le rappeur doit jongler avec le vocabulaire de la rue et respecter les normes linguistiques ; de cette manière il effectue un compromis entre authenticité et intelligibilité afin d’être compris.

    H. Bazin explique que les gros mots, l’argot, le verlan ainsi que le choix et l’articulation des mots obéissent à un ordonnément établi. Bazin écrit aussi que : « Le rappose le locuteur comme sujet dans sa dimension subjective (dresseur de mots) et sociale (s’adresser à quelqu’un).

    Cette prise de parole, pour être efficace, doit satisfaire à plusieurs définitions. Le « je » et le « tu », le « nous » et le « vous » sont inséparables,

    ils ordonnent les conditions du dialogue. Le « eux » ou le « ils » déclarent une opposition entre le locuteur ou le groupe qu’il représente et les « autres »

    « Eux » ce sont ceux qui n’appartiennent pas au hip-hop qui font partie du « système » (show business, médias, administrations, appareils d’Etat, politique, policier, juridique) ».   

    G. LAPASSADE et Ph. ROUSSELOT, (1996), « Le rap ou la fureur de dire, essai », Paris, Loris Talmart, p. 9 Ibidem, p. 14 Ibidem, p. 15 H. BAZIN, (1997), « La culture hip-hop », Lonrai, Desclée de Brouwer, p. 221 Ibidem, p. 221 Ibidem, p. 225 et 227